Mercure dans le collagène marin et les compléments : les seuils de la loi, lus et datés
Un complément alimentaire ne peut dépasser 0,10 mg/kg de mercure ; la chair musculaire de poisson, 0,50 mg/kg de poids frais (1,0 ou 0,30 selon l’espèce) ; l’ingrédient collagène, 0,15 ppm (versions consolidées lues le 22/10/2026).
Registre UE vérifié le 22/10/2026 : le collagène a le statut « non autorisé ». Les seuils ci-dessous portent sur la sécurité sanitaire, pas sur un effet.
Les seuils, catégorie par catégorie
Le mercure est le contaminant le plus lié au poisson. Le règlement 2023/915 fixe un seuil pour les compléments (point 3.3.2) et trois niveaux pour les produits de la pêche : 0,50 mg/kg pour les crustacés, mollusques et la chair musculaire de poisson hors espèces listées (point 3.3.1.1), 1,0 mg/kg pour des espèces prédatrices comme le thon, l’espadon ou le requin (3.3.1.2) et 0,30 mg/kg pour des espèces comme le cabillaud, le hareng ou le saumon (3.3.1.3). Pour l’ingrédient collagène, le règlement 853/2004 impose 0,15 ppm.
| Catégorie | Teneur maximale | Point de l’annexe |
|---|---|---|
| Compléments alimentaires | 0,10 mg/kg | 3.3.2 |
| Crustacés, mollusques et chair musculaire de poisson, hors espèces des points 3.3.1.2 et 3.3.1.3 | 0,50 mg/kg poids frais | 3.3.1.1 |
| Chair musculaire de certaines espèces (dont thon, espadon, requin, brochet, esturgeon) | 1,0 mg/kg poids frais | 3.3.1.2 |
| Chair musculaire de certaines espèces (dont cabillaud, hareng, maquereau, sardine, saumon, sole) | 0,30 mg/kg poids frais | 3.3.1.3 |
| Ingrédient collagène (produit fini du fabricant de collagène) | 0,15 ppm (= 0,15 mg/kg) | annexe III, section XV, chapitre IV (règlement 853/2004) |
Pourquoi le poisson est concerné
Le méthylmercure s’accumule le long de la chaîne alimentaire marine : les grands prédateurs en contiennent le plus. L’avis de l’EFSA de 2012 établit une valeur hebdomadaire tolérable de 1,3 µg/kg de poids corporel pour le méthylmercure, juge l’exposition moyenne inférieure à cette valeur sauf chez les jeunes enfants dans certaines enquêtes, et estime que les gros consommateurs de poisson peuvent la dépasser jusqu’à environ six fois.
Le collagène marin est tiré de peaux et d’arêtes, pas de la chair musculaire, où le mercure se concentre surtout. Les seuils du règlement visent la chair ; pour l’ingrédient, la limite applicable est celle du chapitre IV de la section XV (0,15 ppm). L’espèce reste une information utile à demander.
Mercure et méthylmercure : avis de l’EFSA de 2012-12 (DOI 10.2903/j.efsa.2012.2985). Valeur de référence citée telle qu’écrite : valeur hebdomadaire tolérable (TWI) de 1,3 µg/kg de poids corporel pour le méthylmercure, 4 µg/kg pour le mercure inorganique. Les auteurs jugent la moyenne d’exposition alimentaire inférieure à la TWI du méthylmercure, sauf chez les jeunes enfants dans certaines enquêtes ; les gros consommateurs de poisson peuvent la dépasser jusqu’à environ six fois. Lu : résumé de l’éditeur (Wiley, EFSA Journal), 22/10/2026.
Méthylmercure et consommation de poisson : avis de l’EFSA de 2015-01 (DOI 10.2903/j.efsa.2015.3982). Valeur de référence citée telle qu’écrite : comparaison avec la TWI du méthylmercure et la valeur de référence des acides gras n-3. Pour les espèces à forte teneur en mercure, quelques portions par semaine suffisent à atteindre la TWI ; le comité ne formule pas de recommandation générale, chaque pays devant tenir compte de ses espèces consommées. Lu : résumé de l’éditeur (Wiley, EFSA Journal), 22/10/2026.
Ce qu’un certificat doit montrer
Pour le mercure, le règlement 333/2007 fixe une LOQ de contrôle officiel inférieure ou égale à un cinquième de la teneur maximale quand celle-ci atteint 0,1 mg/kg ou plus : 0,02 mg/kg pour un complément (0,10). Cette LOQ est basse : un laboratoire dont la LOQ est de 0,1 mg/kg ne peut pas conclure à un respect fiable du seuil du complément.
Un résultat exprimé en µg/kg se convertit : 200 µg/kg valent 0,2 mg/kg, au-dessus du seuil de 0,10 mg/kg d’un complément. Le lecteur de certificat du site fait cette conversion.
| Ligne du certificat | À vérifier | Repère réglementaire |
|---|---|---|
| Mercure total | résultat, unité, LOQ | complément : 0,10 mg/kg |
| Nature de l’échantillon | ingrédient ou produit fini | ingrédient : 0,15 ppm |
| Espèce de la matière première | document d’origine du lot | seuils par espèce pour la chair |
Ce que « sans mercure » ne peut pas vouloir dire
« Sans mercure » est la mention la plus fragile : la LOQ utile (0,02 mg/kg pour un complément selon le repère du règlement 333/2007) est une des plus basses, et beaucoup de certificats affichent une LOQ plus haute. Un résultat « < 0,1 mg/kg » ne dit rien sur le respect d’un seuil de 0,10.
Aucune mention ne remplace l’espèce, la zone et le lot. Un fabricant qui ne peut pas les donner ne peut pas étayer la mention.
En cas de doute sur un symptôme ou sur une consommation de poisson ou de complément, parlez-en à un médecin ou à un pharmacien.
À lire aussi
Sources. Règlement (UE) 2023/915 (consolidé 19/08/2026) ; Règlement (CE) n° 853/2004 (consolidé 07/05/2026) ; Règlement (CE) n° 333/2007 (consolidé 30/04/2024). Textes lus le 22/10/2026 dans leur version consolidée.
