Contrôles de la DGCCRF sur les compléments alimentaires : les enquêtes publiées
Une enquête de la DGCCRF porte sur les compléments alimentaires (publiée le 03/11/2025) : en 2023, 270 établissements contrôlés, des anomalies pour un tiers d’entre eux.
Registre UE vérifié le 22/10/2026 : le collagène a le statut « non autorisé ». Les seuils ci-dessous portent sur la sécurité sanitaire, pas sur un effet.
Les enquêtes lues
La DGCCRF publie ses bilans d’enquêtes sur economie.gouv.fr, dans la rubrique « Les enquêtes et les contrôles ». Au 22/10/2026, aucune des 20 enquêtes les plus récentes de la liste ne porte, d’après son titre, sur les produits de la pêche ni sur les contaminants des compléments. Deux enquêtes publiées plus tôt, lues en entier, éclairent le sujet.
Tableau large : faites-le défiler sur le côté.
| Enquête (page DGCCRF) | Écrite le | Établissements | Anomalies | Suites |
|---|---|---|---|---|
| Compléments alimentaires : des anomalies encore trop nombreuses | 03/11/2025 | 270 en 2023 | anomalies pour un tiers des établissements ; 37 % de non-conformités pour les produits non destinés aux enfants, 20 % pour ceux destinés aux enfants | 71 injonctions, 25 procès-verbaux pénaux, 5 procès-verbaux administratifs, 67 avertissements |
| Trop de mésusages et tromperies sur les indications géographiques AOP et IGP | 30/07/2026 | près de 1 770 en 2023 | non exprimé en pourcentage dans la page | 71 procès-verbaux pénaux, 197 injonctions de mise en conformité |
Ce que dit l’enquête sur les compléments
Les contrôles 2023 visaient la loyauté des mentions et des arguments de vente, et la composition au regard des annonces. Les anomalies vont d’une mention d’étiquetage à rectifier à des allégations interdites ou fausses et à des écarts entre les teneurs annoncées et réelles. La DGCCRF relève des allégations thérapeutiques interdites, c’est-à-dire attribuant à une denrée des propriétés de prévention, de traitement ou de guérison d’une maladie, et des allégations non justifiées. Elle écrit que la réglementation sur les allégations n’est pas encore bien assimilée, en particulier par les microentreprises qui vendent sur internet et reprennent des allégations de sites concurrents sans vérifier si elles sont autorisées.
Cette enquête ne mentionne ni le collagène ni les contaminants : elle documente le climat de contrôle des compléments en général. Elle rappelle qu’une mention reprise d’un concurrent n’est pas une mention autorisée.
Ce que dit l’enquête sur les indications géographiques
L’enquête sur les AOP et IGP (près de 1 770 établissements contrôlés en 2023, 71 procès-verbaux pénaux et 197 injonctions) concerne les signes de qualité, pas les compléments. Elle est citée parce qu’elle rappelle une règle utile à toute mention d’origine : présenter un produit comme bénéficiant d’un signe qu’il n’a pas est une pratique trompeuse, y compris en vente en ligne. La mention « fabriqué en France » relève du même article du Code de la consommation (L121-2), traité dans la fiche « fabriqué en France » sur un collagène marin.
Comment ces contrôles s’articulent avec les seuils
Les seuils de contaminants (règlement 2023/915) sont contrôlés par prélèvement et analyse, selon les méthodes du règlement 333/2007. Les mentions d’étiquette sont contrôlées au titre de la loyauté (règlement 1169/2011, article 7) et du Code de la consommation (L121-2, pratiques commerciales trompeuses). Une mention « sans métaux lourds » peut donc être contrôlée sur deux plans : le respect des teneurs maximales, et la vérité de l’affirmation « sans ».
Aucun nom d’entreprise n’est cité : les bilans de la DGCCRF n’en publient pas, et cette page n’en ajoute pas.
À lire aussi
Sources. DGCCRF, Compléments alimentaires : des anomalies encore trop nombreuses; DGCCRF, Trop de mésusages et tromperies sur les indications géographiques AOP et IGP. Pages lues le 22/10/2026.
